L'Amour en cage

(Physalis)

 

Concert de Chanson folk

 

 

« Si l’amour se faisait sage,

nous n’aurions plus faim d’aimer,

Si l’amour était en cage, il faudrait le libérer »

 

 

 

 

 

 

 


L'amour en Cage


" Dans la vallée, sur la rivière, au jardin ou dans la douche...
Des amants, un vieux grigou, Tonio, l'Ogresse, Raiponce et bien d'autres, autant de personnages représentés au sein de thèmes universels.·
Marine Magrini laisse s'exprimer un imaginaire riche et nuancé qui nous rappelle l'univers des contes et légendes de toujours, au croisement des souvenirs d'enfance.
A travers les mélodies,·les images,·et le jeu des mots, Marine s'inscrit dans la tradition de la chanson française populaire, mais aussi celle des troubadours, paroliers et autres ménestrels. Ceux-là même qui, en tout lieux, en toute saison, avec pour seules armes leur voix et leur instrument, emportaient les cœurs et les esprits.
Ici, la recette est aussi simple, et en quelques accords de guitare, on passe de l'espièglerie à la poésie, servies par une voix pure, claire et lumineuse."





Programme

 

Le cordonnier et la belle du palais

L’amour en cage

La fille des moissons

Tant va la cruche à l’eau

Valse du vieux Grigou

Rose et lilas 

Sous la douche

Le beau parleur

Sous l’oranger

L’épine

Vieille folle

La rainette

Le fantôme d’Hector

Jardin interdit

Roulotte

Tonio

Pluie  

 

Textes et musiques : Marine Magrini

de 1994 à 2014

 

Quelques paroles ....

Isabelle

 1

Mais que fais-tu le nez dans ta quenouille !

   Belle Isabelle, belle Isabeau !

Ne sais-tu pas qu’il y a un prince grenouille,

   Et qu’il t’attend, là bas au bord de l’eau.

Cours lui donner un baiser sur la bouille,

Et tu verras qu’il redeviendra beau !

 

Isabelle ma belle Isabelle ,

Isabelle ma belle Isabeau !

2

Elle est jolie, mais elle est un peu nouille !

   Belle Isabelle, belle Isabeau.

« Ho ! » se dit elle « il faut que je me grouille !

Heureusement j’ai ma petite auto !

Plus efficace qu’une vieille citrouille ! »

Et sur la route elle roule plein pot !

3

Plic-ploc…du ciel tombe la pluie qui mouille ;

   Belle Isabelle, belle Isabeau.

Et quand il pleut c’est la fête aux grenouilles ;

Le batracien gaiement sort du ruisseau,

Et bêtement sous les roues s’écrabouille !

Mais pourquoi n’as-tu pas freiné plus tôt !

4

La belle en pleurs, près de lui s’agenouille ;

   Belle Isabelle, belle Isabeau.

« Qu’ai-je fais de toi ! De la ratatouille ! 

-oui ! Dit le prince, t’as fais du bon boulot !

Suis le dernier de tous les princes grenouilles ! »

Il rendit l’âme sur ces derniers mots.

5

Finie la pluie…taisez vous les gargouilles !

   Belle Isabelle, belle Isabeau.

Le ciel est bleu, tous les oiseaux gazouillent !

Elle a fait faire un tout petit tombeau.

Vêtue de noir, sans lâcher sa quenouille,

Elle vient parfois prier pour son repos ! 

Le vieux grigou (Valse)

 

Je suis un vieux grigou ,je le confesse;

Vous m'auriez vu du temps de ma jeunesse,

Je dansais comme un beau diable furieux;

Mais aujourd'hui, je danse encore bien mieux.

2

Je vais au bal rien que pour voir les fesses,

Il n'y a plus grand chose qui ne m'intéresse

Sauf quelque fois les seins avantageux,

Qui se déplacent toujours deux par deux !

3

Je les poursuis avec tant d'allégresse,

Cela m'oblige à faire des prouesses,

Et des pas de plus en plus audacieux,

Tout ça pour ne pas les perdre des yeux.

4

C'est ainsi que j'ai gardé ma souplesse;

On me regarde, on envie ma sveltesse;

Je rends jaloux de moi tant de messieurs !

J'entends des propos irrévérencieux !

5

A mon sujet se dit bien des bassesses:

« Dehors les vieux et place à la jeunesse »

Alors ma canne est un objet précieux

Pour corriger les petits prétentieux,

6

Qui osent me reprocher ma vieillesse !

Ma fois nous sommes de la même espèce

Je ne suis pas plus qu'un autre vicieux,

Mais je suis seulement devenu vieux.

7

Toutes vos cavalières vous délaissent,

Constatez qu'auprès de moi elles s'empressent;

Mon jeune ami, c'est pour vous bien fâcheux,

Mais je suis encore un amant fougueux!

8

Pauvres, modestes ou de grande noblesse,

Celles qui s'étonnent de mon adresse,

Bientôt ne tardent plus à penser que

Un homme mûr, tel que moi, en vaux deux.

9        

C'est sur ce dernier point que je vous laisse,

Quittant le bal au bras de la comtesse,

Vous pensez me voir mourir d'ici peu,

Or, je vivrai cent ans si je le veux.



L’amour en cage

 

Une jolie demoiselle

Sur la branche d’un pommier,

Je l’ai trouvé tant si belle,

Que j’ai voulu l’attraper !

 

La petite avait des ailes,

Aussitôt s’est envolée !

Donnez-moi de ses nouvelles,

Si un jour vous la voyez.

 

Passe le temps, les jours, les années,

Je ne l’ai jamais, jamais rattrapée

 

Si j’étais une hirondelle,

Je t’aurais vite attrapé

Sous le toit d’une tourelle

Je t’aurais vite logée.

 

« Monsieur, répondit la belle,

Si en demeure logeais,

Plus jamais ne serais celle,

Celle que tant vous aimez.

 

Passe le temps, les jours les années,

Je ne l’ai jamais, jamais rattrapée

 

Si l’amour se faisait sage,

Nous n’aurions plus faim d’aimer !

Si l’amour était en cage,

Il faudrait le libérer. »

 

Passe le temps, les jours, les années,

Je ne l’ai jamais, jamais rattrapée